Classical Music CDs
 

Dietrich Buxtehude - Sacred Cantatas, Collegium AD MOSAM

De Telegraaf, 09.12.07

Het Buxtehudejaar 2007 heeft een aanzienlijke stroom nieuwe cd's teweeggebracht met werken van de meester uit Lübeck. Een van de grote verrassingen komt uit Maastricht, een stad die met het Collegium AD MOSAM over een voortreffelijk barokgezelschap beschikt. Trouwe bezoekers van het festival Musica Sacra weten het al jaren.
De dirigent Hubert Ehlen koos vijf kerkelijke cantates die als hoogtepunten kunnen gelden van Buxtehudes rijke oeuvre (uitgave: Solal).
Door onnadrukkelijk en subtiel musiceren komt de creatieve geest van de componist haarfijn aan het licht. De intimiteit illustreert hoezeer Buxtehude wortelt in de tradities van de Lutherse kerkmuziek. De adem van Schütz is nog voelbaar.
Collegium AD MOSAM beschikt over expressieve zangers en instrumentalisten en tussen de solostemmen bevinden zich enkele juweeltjes. Naast de opnamen van erkende specialisten zoals Ton Koopman en Jos van Veldhoven houdt deze productie van Limburgse bodem zich moeiteloos staande.

Thiemo Wind


Dietrich Buxtehude - Sacred Cantatas, Collegium AD MOSAM

www.vkz.nl, 07.08.07

Dietrich Buxtehude lijkt niet meer weg te branden van de concertpodia en uit de platencatalogi. Natuurlijk is er de onvermoeibare Ton Koopman, die inmiddels al weer is aanbeland bij het vijfde deel van zijn integrale editie van het oeuvre van de componist die zo werd bewonderd door Johann Sebastian Bach. Maar daarnaast verschijnen links en rechts ook losse opnamen van de dit jaar driehonderd jaar geleden overleden Buxtehude. Zo ook dit schijfje van het sympathieke Ad Mosam, met zes geestelijke cantates. Ad Mosam is een klein ensemble uit Sittard-Geleen, dat hier werkt met dertien zangers en elf instrumentalisten en voor deze opname domicilie koos in de Dekenale Kerk H. Amelberga in Susteren. Het moet gezegd worden: stuk voor stuk blijken ook deze cantates weer van een enorme kwaliteit.
Ongelooflijk dat deze componist zo lang relatief onbekend is gebleven bij een groter publiek. De lezingen van Huub Ehlen en zijn musici zijn aansprekend en mooi verzorgd, maar met de nadruk die ze leggen op de klankenpracht van de Noordduitser sneeuwt zijn barokke dramatiek enigszins onder: een enkele keer zou je iets meer kleur en wat meer pit wensen. Afgezien van deze kanttekening is deze cd een aanrader voor liefhebbers van de Duitse Barok.

Frits de Haen


Johann Sebastian Bach - Cello Suites, Viviane Spanoghe

Crescendo n° 80, été 07 - 9/10

Equilibre, rondeur, légèreté : Viviane Spanoghe s'approprie les Suites pour violoncelle de Bach avec transparence. La "musique de Bach n'est pas du tout un phénomène abstrait, quasi-incompréhensible. Elle me paraît très naturelle et me touche facilement", confie-t-elle dans la notice. En effet, son jeu coule avec une évidence gracieuse, sans hésitation ni à-coups, fluide et propre. On y ressent une grande quiétude, une intuition de la mesure et un sens limpide du phrasé, élégant et doux. [...] Viviane Spanoghe parle encore du "sentiment d'infini" qui naît de l'interprétation des Suites pour violoncelle, riches de nombreuses dimensions que chaque interprète peut à loisir (re)découvrir... Sa vision des Suites nous invite d'ailleurs à l'approcher par cet élan radieux qui transporte un enthousiasme lumineux particulièrement sensible dans la Suite III BWV 1009. Toutefois, très éthérée, son interprétation ne restitue pas la trouble sensation d'un corps à corps avec le violoncelle, instrument qui invite à l'étreinte... La spiritualité ne s'y incarne pas, mais elle vibre et s'envole dans l'atmosphère avec une régularité spontanée et rassurante. L'on pourra préférer des versions plus charnelles, plus humaines que tournées vers le "divin", sans cependant décrier la rigueur suave de celle-ci, apaisante avant tout.

Isabelle Françaix


Dietrich Buxtehude - Sacred Cantatas, Collegium AD MOSAM

De Limburger

Met een schitterend uitgevoerde selectie uit de geestelijke cantates van Dietrich Buxtehude heeft Collegium Ad Mosam een dot van een cd afgeleverd voor de driehonderdste stefdag van deze Duitse componist. Dirigent Huub Ehlen uit Nieuwstadt heeft zijn internationaal samengesteld beroepsensemble in de loop der jaren naar een hoog artistiek niveau opgeschroefd en deze cd (Solal/Codaex) is daar het krachtig bewijs van. Direct al de binnenkomer Jesu meines Lebens Leben laat horen met welk een heerlijke vanzelfsprekendheid deze kunst beheersen. Ehlen laat de noten lekker doorstromen, wat een pakkende uitvoering oplevert. Veel aandacht voor detail, contrastwerking en barokke pracht - zo houd je deze muziek spannend. Voor wie eerst de kat uit de boom wil kijken: zondag, 20.00 uur, treedt Collegium Ad Mosam in de kathedraal van Roermond op met Buxtehude-cantates. Sterke aanrader.

Wim Doesborgh


Johann Sebastian Bach - Exercitium, Laterna Magica

La Libre Essentielle, 03.07

Est-ce en hommage à Albert Cohen que le violoniste allemand Rainer Arndt a décidé de baptiser Solal le label qu'il a lancé voici quelques mois? Quoi qu'il en soit, à découvrir, après l'American Piano Music des sœurs Bugod et les Six Suites pour violoncelle seul de Bach par Viviane Spanoghe, le troisième opus de la collection, c'est au grand écrivain qu'on n'a pu s'empêcher de songer : "En somme, qu'est-ce que la vérité? C'est ce qui est entre les mots et qu'on éprouve dans la joie." A vous le plaisir de le paraphraser en savourant ce modestement nommé Exercitium, une manière d'hommage au Père Bach par les orfèvres de l'ensemble Laterna Magica.


Johann Sebastian Bach - Cello Suites, Viviane Spanoghe

www.resmusica.com, 06.02.07

Les Suites pour violoncelle seul de Jean-Sébastien Bach sont de ces œuvres qu’il n’est plus nécessaire de présenter et qui bénéficient de multiples interprétations, que ce soit au disque ou en concert. Lorsque l’on s’attaque à ces œuvres maintes fois enregistrées, est-il forcément nécessaire d’apporter un souffle nouveau, une vision inédite ? Non, bien sûr : chacun est en droit de s’offrir le plaisir d’enregistrer ces monuments sans pour autant rentrer dans une compétition qui ne devrait pas vraiment avoir lieu d’être dans le monde artistique. Pourtant, la comparaison est inévitable. N’oublions pas qu’un enregistrement est non seulement un objet artistique mais également un objet commercial : comment susciter l’envie de l’acheter et donc de l’écouter s’il n’apporte pas quelque chose de différent, d’inédit ?

Viviane Spanoghe offre des Suites pour violoncelle seul une version "propre". Dans l’entretien publié dans le livret, elle explique que "Bach est tout à la fois "humain" et "divin"", que "le plus important reste que le public entende la musique, même si les impressions n’atteignent la pleine conscience que bien plus tard. Je ne veux donc nullement prendre la place d’une manipulatrice". Conception de l’interprétation louable et intéressante : l’interprète se contente d’être une interface entre l’œuvre et l’auditeur, sans forcément imposer sa propre vision. Peut-être n’est-ce pas exactement ce qu’elle a voulu dire, c’est en tout cas ce que l’on ressent à l’audition de ce CD. Le choix des tempi fixes, sans variations exagérées à l’intérieur d’un mouvement, la sonorité très ronde et chaleureuse des mouvements lents et plus polyphoniques, les mouvements rapides inspirés de la danse sans tomber dans une légèreté exagérée offrent une version très fine, réfléchie, soignée de l’œuvre de Bach.

Pourtant, loin de nous rapprocher de la pensée et de l’écriture du compositeur, cela nous en éloigne peu à peu : quelle que soit la Suite que l’on choisit d’écouter en premier, on est conquis par l’univers sonore proposé, à la fois carré, profond et léger. Cependant, on ne peut s’empêcher de ressentir une certaine lassitude après la deuxième suite. L’interprétation est soignée, riche d’un réel besoin d’authenticité, de fidélité à une esthétique éloignée de tout romantisme déplacé, certes. Mais peut-être en devient-elle finalement trop intellectuelle et impersonnelle.

Voilà un enregistrement bien sous tout rapport, que l’on conseillerait très certainement à toute personne désireuse de découvrir ce répertoire … tout en préférant pour soi-même une version peut-être moins précise historiquement et analytiquement, mais plus vivante.

Nila Djadavjee


Johann Sebastian Bach - Exercitium, Laterna Magica

De Morgen, 31.01.07 - 3 sterren

Bach zelf beschouwde eigen en andermans werk als een goudmijn voor recyclage. Exercitium is transcriptie en soms zelfs reconstructie. Van één gambasonate van Bach bestaat een eigenhandige (waarschijnlijk vroegere) versie voor twee blokfluiten en continuo? De triosonates voor orgel: daar kunnen we toch echte trio's van maken? Het procedé werkt bij het stuk al beter dan bij het andere. Deze cd getuigt dan ook vooral van speelvreugde die zulke muziek inspireert en van het hoge technische niveau van jonge blokfluitisten van vandaag. Ze is dus paradoxaal genoeg eerder actueel dan historisch.

S. M.


Johann Sebastian Bach - Exercitium, Laterna Magica

Le MAD, 24.01.07

A l'époque baroque, la transcription était monnaie courante et Jean-Sébastien Bach ne s'est jamais privé de s'adonner à ce plaisir. Retour de flamme : les transcriptions de ses œuvres sont légion! L'ensemble Laterna Magica s'est à son tour prêté au jeu et nous livre ses propres arrangements (pour flûte à bec, clavecin, violoncelle, orgue) de pièces de Bach. Un "exercice" plus que réjouissant.

Michel Debrocq


American Piano Music, Irène & Yvonne Bugod

Le Vif/l'Express, 01-07.12.06

En septembre dernier, le violoniste et ingénieur du son Rainer Arndt lançait son label "Solal". Ce didque-ci du label, consacré à la musique américaine pour piano, en constitue la première référence et elle vaut le détour. Jumelles dans la vie, les sœurs Bugod le sont aussi au clavier, tant leurs quatre mains se complètent, se répondent, s 'épousent.
Et il en faut, de la chorégraphie manuelle, pour faire swinguer les Danses symphoniques de West Side Story concoctées par Leonard Bernstein, ou l'inévitable Rhapsody in Blue de George Gershwin. Avec, entre les deux compositeurs, une place légitime accordée à Samuel Barber. Ses Souvenirs se parent ici de toute leur expressivité insituable, décalée. Une sorte de tendresse amusée que les jumelles semblent connaître par cœur.

Ph. M.


Johann Sebastian Bach - Cello Suites, Viviane Spanoghe

L'Eventail, 12.06

Depuis Pablo Casals, tous les violoncellistes ont abordé ce monument que constituent les six Suites pour l'instrument seul. Il en existe d'innombrables versions, souvent décevantes malgré la célébrité des interprètes : Rostropovitch (trop romantique), Heinrich Schiff (un peu terne), Mischa Maisky (manquant de rigueur). Voici une belle surprise, que nous devons à notre compatriote Viviane Spanoghe, professeur au Conservatoire de Bruxelles : sonorité séduisante, souplesse rythmique, élégance du discours. Une musique qui n'a rien d'aride ou d'abstrait, car elle s'appuie toujours sur des rythmes de danse.


Annales pharmaceutiques belges, 11.06

Ce nouveau label - allemand - ouvre son catalogue par deux enregistrements d'artistes féminines belges. Le premier, American Piano Music, permet à Irène et Yvonne Bugod (deux sœurs jumelles qui ont fait, à l'instar des sœurs Labèque, du piano leur raison de vivre) de visiter avec punch et conviction le répertoire américain le plus populaire écrit ou transcrit pour deux pianos : les danses symphoniques de West Side Story de Bernstein, les Souvenirs de Samuel Barber et la version originale pour 2 pianos de la Rhapsody in Blue de Gershwin.
Le second représente le défi himalayen que ne se risquent à relever que les violoncellistes se sachant au sommet de leur art : les exigentes Suites pour violoncelle seul de Bach. Fruit d'une fréquentation assidue autorisant presque la familiarité, cette interprétation de Viviane Spanoghe exprime une liberté de ton et de jeu qui témoigne du degré d'appropriation de ces partitions par son interprète : après la version alliant prestance et émotion par Marc Coppey (cf. Annales 1/2004) et celle, d'une lumineuse poésie, de Truls Mörk (cf. Annales 1/2006), voici un éclairage plus féminin, chatoyant et contrasté de ces œuvres auxquelles on revient toujours avec avidité.

Daniel Gilson


Johann Sebastian Bach - Cello Suites, Viviane Spanoghe

Koninklijk Conservatorium Brussel , 11.06

Viviane Spanoghe, docente cello en kamermuziek realiseerde haar 'magnum opus', de droom van elke cellist: de zes suites voor cello solo van Bach vereeuwigen in een eigen interpretatie.
Het is een levendige en doorleefde interpretatie met een prachtige toonvorming. Er is zeker een invloed van de historische uitvoeringspraktijk maar Viviane Spanoghe gebruikt de volledige expressiemogelijkheden van hedendaags cellospelen om Bach te doen herleven in de 21ste eeuw.


American Piano Music, Irène & Yvonne Bugod

www.resmusica.com, 13.11.06

S’il est des personnalités qui au cours du siècle passé ont inlassablement œuvré pour donner une authentique musique aux Etats-Unis, ce sont bien les trois compositeurs retenus pour ce beau programme sollicitant deux pianos. Tous ont pensé leur musique comme de vrais américains désireux d’offrir à leur culture des œuvres immortelles et indépendantes, autant que faire se peut, de leurs ancêtres et devanciers européens. Tous ont souhaité participer à la constitution d’une mémoire culturelle propre pour l’avenir. Gershwin ne pouvait être oublié tant sa Rhapsodie in Blue (1924), jouée ici dans la version originale du compositeur, est devenue emblématique d’une Amérique à la découverte d’elle-même. Les thèmes sont merveilleusement dessinés, les rythmes toujours aussi engagés et le déroulement infailliblement entraînant sous les doigts galopant des jumelles Irène et Yvonne Bugod. Elles excellent d’autant plus dans ce registre qu’elles se consacrent exclusivement aux œuvres pour quatre mains.

L’apport exceptionnel de Léonard Bernstein paraît quelque peu sous-estimé bien qu’il ait proposé d’innombrables pages à proprement parler « américaines ». On reconnaîtra toutefois que les multiples influences qui ont alimenté son art musical n’ont pas toujours débouché sur une résultante idéalement originale et novatrice. Cependant, son nom restera attaché à l’histoire de son pays avec en premier lieu les Danses Symphoniques de l’inoubliable West Side Story (1957), ici jouées dans un arrangement pour deux pianos de John Musto. Toute la saveur de la partition nous semble toutefois mieux rendue dans la version orchestrale.

Enfin, moins connu mais fécond et souvent très intéressant, la participation de Samuel Barber immortalisé par son célèbre et réussi Adagio pour cordes et surtout son chef-d’œuvre qu’est le Concerto pour violon. Ces Souvenirs de 1952, dans un arrangement pour deux pianos, proche nous dit-on, de la propre version du compositeur, révèlent un créateur délicat, mélodieux et inspiré ici par des rythmes de danses (six au total) où dominent le charme et l’élégance, avec parfois aussi des aspects plus virils. Le jeu des sœurs Bugod s’impose, précis, fidèle, enjoué et, somme toute, heureux d’inviter l’auditeur à entreprendre ce périple typiquement américain.

Jean-Luc Caron



Johann Sebastian Bach - Cello Suites, Viviane Spanoghe

Codaex, 11.06

Bach utilise ici pour la première fois tous les registres du violoncelle qu’il transforme en instrument complet. Il le fait chanter et lui confie un message musical très complexe : une polyphonie à deux, trois ou quatre voix, alors que l’instrument ne peut en traduire qu’une seule. Cette polyphonie est plutôt suggérée, mais de manière si intense que l'imagination de celui qui écoute l’une des six suites de Bach ne peut que se perdre mentalement dans ses différentes voix « virtuelles ». Sous les doigts de Vivianne Spanoghe et son jeu très structuré d’une sensibilité souple et gracile, l’écoute de ces suites est un bonheur constant. À signaler la très belle prise de son.

Ph. D.



American Piano Music, Irène & Yvonne Bugod

La Libre Belgique, 27.09.06 - 3 étoiles

Après Ramée, le violoniste Rainer Arndt lance Solal, nouveau label à vocation grand public consacré à de la musique plus tardive. Premier disque : un excellent duo de pianistes belges, les sœurs Irène et Yvonne Bugod, qui proposent un beau menu de musique américaine du XXe siècle : la version originale pour deux pianos de la « Rhapsody in Blue » de Gershwin, et des arrangements des danses symphoniques de « West Side Story » de Bernstein et des « Souvenirs » op. 28 de Barber. On appréciera la technique impeccable, la cohésion parfaite et surtout cette façon - rare chez d'autres duos de pianos - de ne pas en faire trop.

Nicolas Blanmont